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 " Je cours, tout seul, je cours et j'me sens toujours tout seul... " [Elendil]

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MessageSujet: " Je cours, tout seul, je cours et j'me sens toujours tout seul... " [Elendil] Sam 14 Sep - 17:25


Keira & Elendil

Nous avions déjà passé la rentrée scolaire depuis quelques jours. Le temps passe si vite, et si lentement à la fois. Si vite parce que je rentre déjà en 3ème année, et si lentement parce que chaque jour est un éternel recommencement.

On aurait pu penser que la vie d'un super-héros était une vie riche en rebondissement, passionnante et imprévisible. Et pourtant, il n'en est rien, en ce qui concerne la mienne. Je passe mon temps à étudier, à me focaliser sur des futilités sans intérêt, inintéressantes, à éviter ceux qui m'entourent, et à me contenter de réfléchir à mon triste sort, à ruminer la perte de ces deux êtres chers, qui m'ont abandonné il y a de cela 17 ans.

17 longues années passées à ne rien faire, le néant n'a rien à envier à ma vie. Je passe mon temps à ruminer cet abandon, cette haine de l'être humain, sans jamais passer à l'acte. Je ne manque peut-être de rien en ce sens que j'ai un toit sur ma tête, le ventre plein et la civilisation à son point culminant, en revanche je manque cruellement d'un sentiment universel, humain, que la plupart des créatures recherchent : L'amour. Non pas qu'on ne m'en offre pas, mais plutôt que je ne suis guère capable d'en offrir. Je ne sais pas ce qu'il y a de pire entre ne pas être aimé, ou être incapable d'offrir ce sentiment envers des personnes qui vous l'offre sans retenue.

Je pense notamment à ma famille adoptive. Des super-héros, eux aussi, qui m'ont adopté sans se poser de question et aujourd'hui me guide en essayant d'améliorer la médiocrité de ma vie. Ce sont eux, d'ailleurs, qui me poussent à davantage m'améliorer, dépasser mes limites. C'est pour eux, que je passe du temps sur mes études, sur mes exercices physiques, afin de supporter convenablement ce pouvoir que je déteste autant qu'il me gêne.

C'est pour eux, que je me trouve sur le stade du lycée, un samedi matin, à m'échauffer sur le bord du stade.  Être un super-héros signifie devoir impérativement garder une excellente condition physique, pour supporter l'étendue de nos pouvoirs. Depuis mon plus jeune âge, mes parents adoptifs m'obligent à avoir une hygiène de vie des plus saines, me consacrant au sport une bonne douzaine d'heure par semaine.

Je suis donc aussi souple que possible, en revanche, ces derniers temps, je dois me consacrer davantage à la musculation et à l'endurance. C'est pour cela que je me lance, une fois mon grand écart debout vérifié, à faire quelques tours de terrain.

Je m'étais vêtue d'un short en coton blanc et d'un simple débardeur bleu, ainsi qu'une paire de basket blanche et bleue assortie. D'ordinaire, je ne m'habille pas ainsi, aussi légèrement, puisque je n'aime pas être remarquée, mais aujourd'hui il faisait encore chaud et courir dans cette tenue est plus confortable qu'un de mes gros joggings. De plus, le stade était désert, et cela était bien la raison pour laquelle j'étais venue ici. Je n'étais pas maquillée, je ne le faisait que très peu et je n'étais pas de celle qui tenait à être un pot de peinture en toutes circonstances. J'avais relevé mes cheveux en une queue de cheval haute, afin que la longueur de ces derniers ne me gênent pas dans ma course.

Cela ne me dérange pas, courir m'oblige à rester concentrée sur mon pouls et sur mon endurance, et à ne plus penser à rien. La musique dans mes oreilles me motive à courir plus vite, à me dépasser. Evidemment, il y a bien plus sympa comme paysage que le stade du lycée, en revanche il n'y a qu'ici que je suis sûre d'être seule et tranquille. La vraie vie, tout simplement.

Enfin, seule, il faut le dire vite. Plongée dans mes pensées, je n'avais pas remarqué qu'il y avait quelqu'un. Prise dans ma lancée, je ne m'en rendis compte que trop tard et percuta violemment l'individu qui venait d'entrer sur le stade.

Alors que j'allais effectué un vol plané conséquent, l'inconnu me rattrapa à une main afin de m'éviter une chute des plus spectaculaires. Malheureusement, sa main sur ma peau nue activa automatiquement mon pouvoir, et sans m'en rendre compte, alors que je reprenais mes esprits, je sentis monter en moi cette sensation qui m'effraie tant. C'était agréable, chaud, ça m'éveillait, je me sentais encore plus vivante que je ne l'étais déjà. J'étais entrain d'absorber sa vie, mes capacités commencèrent à se décupler alors que, lorsque je jetais un oeil dans sa direction, ses traits s'étirèrent, et que des lignes noires striaient sa peau de plus en plus pâle. Je pris également connaissance de ses pensées actuelles, de certains souvenirs encore vagues, et de son pouvoir. Le pouvoir d'invoquer des djinn, vraiment ? Si je n'avais pas eu accès à ses connaissances, je n'aurais jamais su ce que c'était.

Je le lâchais alors immédiatement. Le contact n'avait duré qu'une dizaine de secondes. Il était encore au stade de l'affaiblissement, mais fort heureusement, loin de la perte de connaissance qui aurait pu le mener à la mort. J'étais terriblement confuse. Je m'étais toujours interdite de toucher qui que ce soit, mais malheureusement, parfois, il ne suffisait pas que je le veuille. Un accident est si vite arrivé.

J'espérais alors qu'il n'ai pas eu le temps de comprendre ce qui lui était arrivé et préférait comme si de rien était, juste au cas où.

- Je suis désolée, je ne vous avais pas vu... soufflais-je, encore haletante de ma course.


J'essayais de faire disparaître cette mine angoissée de mes traits pour la remplacer par un regard innocent et confus.


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MessageSujet: Re: " Je cours, tout seul, je cours et j'me sens toujours tout seul... " [Elendil] Sam 14 Sep - 23:13


Keira & Elendil

Déjà quelques jours que la rentrée des classes a eu lieu et je trouve déjà le temps incroyablement long, j’ai l’impression que mon retour d’aventure a marqué avec lui un effroyable ralentissement du temps qui passe, comme si celui-ci voulait me faire comprendre que je suis retombé dans les travers de la routine quotidienne. J’entre en 3ème année et je dois dire que je suis assez satisfait lorsque je sais que je n’ai plus beaucoup de temps à passer au lycée, j’ai hâte d’être dans la vie active, et moi quand je pense à vie active je sous entends aventures !

Je suis rentré de mon périple il y a moins d’un mois et pour être honnête, la sensation du temps qui se ramollit est le cadet de mes soucis. En effet je suis passé en quelques jours d’une vie trépidante à une routine meurtrière, de quoi  non seulement briser mon enthousiasme d’avoir repris les cours, mais surtout d’avoir ce changement de situation qui me donne la bougeotte, à tel point que j’ai parfois même l’impression de devenir hyperactif. Je me rappelle du premier jour où je suis rentré chez moi à Drybel, après un bon bain, j’étais parti m’observer devant la glace et pour la première fois je n’y voyais plus le corps d’un adolescent mais bien celui d’un homme, avec quelques cicatrices et des muscles mieux dessinés qu’auparavant.
Les premiers jours après mon retour ont été difficiles, je devais reprendre un rythme « scolaire » et aussi réhabituer mon corps à être moins actif, les premiers soirs j’avais énormément de mal à trouver le sommeil, des souvenirs et des envies plein la tête.  

L’an dernier je n’imaginais pas le lendemain, je vivais au jour le jour au rythme de mes aventures, j’avais un but mais aucun chemin prédéfini à arpenter, ni même d’étapes, j’avais simplement un objectif final et j’avançais jour après jour à l’aveugle. J’aimais ça, cette sensation de ne pas savoir de quoi demain est fait, au départ ça me faisait peur puis au fil du temps j’ai appris à apprécier la vie de cette manière. Aujourd’hui c’est tout le contraire, je sais ce qui m’attend aujourd’hui, l’école, et ce qui m’attend demain, l’école. De quoi accentuer mon sentiment que malgré mon soulagement d’être revenu, mon esprit est déjà entrain de se conditionner à l’idée que je devrais repartir à l’aventure tantôt.

Ma mère, ma sœur et ma meilleure amie Dummy étaient si heureuses de me retrouver, et réciproquement j’avais le sentiment d’avoir retrouvé les femmes de ma vie, d’être entouré de l’essentiel, ou presque. Ce presque c’est ce qui me ronge depuis mon retour, avec cette envie de retourner à l’aventure, cet ennui à cause des cours, de la routine, du fait qu’au lycée j’ai du mal à être enjoué au quotidien. Je crois que je suis en manque d’adrénaline, de vivre des évènements qui font battre mon cœur à cent à l’heure, qui exacerbent naturellement la sensation qu’on a d’être vivant.

Ces derniers jours j’avais décidé d’être sérieux et d’entamer la rentrée avec le plus de rigueur possible, je m’étais replongé sérieusement dans mes cours d’il y a deux ans car bien que je sois quelqu’un d’intelligent, j’avais malgré tout du retard à rattraper dans certaines matières. Aujourd’hui, je saturais à force de bosser mes cours, j’avais grandement besoin de me dégourdir les jambes et lorsque j’observais au loin le stade du lycée qui semblait désert, l’idée ne fit qu’un tour dans ma tête.

J’étais vêtu d’une tenue tout à fait banale et surtout très loin des codes vestimentaires elfiques habituels, un jogging noir uniforme fait d’un tissu elfique anti-transpirant, un marcel noir fait de la même matière ainsi que des baskets noires et rouges ultra légères idéales pour aller courir. Le stade étant désert je ne m’étais pas donné la peine d’avoir une tenue ou même une coupe de cheveux très soignée le but étant d’être à l’aise pour faire de l’exercice sans se prendre la tête.

Me voilà donc entrain de courir avant même d’arriver au stade, de la musique dans les oreilles, déjà perdu dans mes pensées et laissant le vent caresser mon visage au rythme des foulées. Je ressentais à ce moment là une certaine plénitude intérieure, mon corps était bien là et en pleine activité mais mon esprit lui semblait être un peu ailleurs, enfin, pas pour longtemps.

J’entrais à peine sur le stade en courant que je percutais violemment un individu, individu qui visiblement semblait beaucoup moins résistant physiquement que moi puisque je sentais celui-ci rebondir sur moi comme sur un flipper. Heureusement pour cette personne, mes réflexes d’elfes n’ayant pas étés suffisants pour l’éviter, ils le sont au moins pour la rattraper avant qu’elle tombe. Au moment où je saisissais sa main je ressentais une sensation immédiate et horrible que je ne saurais décrire correctement, j’avais le sentiment que le contact de sa peau sur la mienne faisait l’effet … de la mort. Je sentais ma vie, mes souvenirs, mon pouvoir, comme si mon âme se faire aspirer hors de mon corps, et que ce dernier quant à lui était entrain de prendre des années en une seconde. Le contact fort heureusement ne durait qu’une dizaine de secondes, dizaine de secondes qui me paraissait incroyablement longues et douloureuses. Elles me rappelaient aussi la dernière fois où j’ai été gravement en danger, de manière moindre bien sûr.

Je me sentais affaibli, si bien que lorsque le lien fut rompu, je devais m’accroupir pour récupérer mes esprits et que j’hésitais à invoquer l’un de mes djinn, néanmoins étant face à ce qui me semblait être après quelques secondes de recouvrement d’esprit une jeune femme peu ordinaire, j’étais quelque part méfiant, surtout après avoir eu le sentiment qu’elle avait lu en moi.


- Ce n’est pas grave, puis je ne vous avais pas vu non plus j’étais dans la lune je vous prie de m’excuser… ça va aller ? Demandais-je en étant plutôt essoufflé, accroupi et en relevant la tête.

 
Je voyais la jeune femme me regarder d’un air innocent et confus néanmoins mes yeux d’elfes arrivaient à déceler chez elle un certain désarroi vis-à-vis de la situation, peut être se demandait-elle ce que j’avais bien pu ressentir à son contact, ce qui est certain c’est qu’en la regardant bien elle n’avait pas l’air de l’avoir trouvé désagréable. Était-ce une sorte de pouvoir ?
J’essayais de cacher tant bien que mal l’effet affreux qu’avait eu notre contact en reprenant rapidement mon souffle et en me relevant comme si de rien n’était.

J’ajoutais d’une voix calme et sans vouloir la brusquer :



- Pardonnez ma curiosité mais … Vous n’avez pas ressenti quelque chose de bizarre lorsque je vous ai rattrapé ?  




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Dernière édition par Elendil Greenleaf le Lun 16 Sep - 21:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " Je cours, tout seul, je cours et j'me sens toujours tout seul... " [Elendil] Lun 16 Sep - 14:14


Keira & Elendil



- Ce n’est pas grave, puis je ne vous avais pas vu non plus j’étais dans la lune je vous prie de m’excuser… ça va aller ?

Bien entendu que ça allait aller, puisque je ressentais encore les restes d'adrénaline qui avaient parcouru mon corps durant l'absorption. Je semblais encore bien plus remise du choc que le jeune homme qui se trouvait devant moi.

En tout cas, il semblait un jeune homme poli, préférant le vouvoiement au tutoiement, qui aurait plus été utilisé dans ce cas-ci, entre deux jeunes gens d'à peu près le même âge. J'aimais ça.

A son contact, j'avais tout de suite absorber ses connaissances, et en avait donc appris long sur lui. Il s'agissait d'un elfe, et cela me rassura. Je déteste les humains. Je ne les tiens pas tous pour responsable de ma nature et de l'abandon de mes parents, en revanche je suis assez lucide pour percevoir le fait que je ne suis pas assez objective. Je ne pourrais jamais m'entendre avec un être humain. Et fort heureusement pour moi, c'était d'un elfe que je venais de faire la connaissance. "La connaissance", un bien grand mot pour si peu, évidemment.

Je n'avais pas non plus manqué de remarquer l'éclair d'incompréhension dans ses yeux lorsque qu'il m'avait touché. Il avait compris que quelque chose n'allait pas, mais il ne fallait pas être extra-lucide pour cela.

- Pardonnez ma curiosité mais … Vous n’avez pas ressenti quelque chose de bizarre lorsque je vous ai rattrapé ?  


Voilà qui était une question directe. En général, dans la plupart des cas, les gens admirent l'honnêteté et le franc-parlé. Mais moi, en revanche, cela me met plus mal à l'aise qu'autre chose. J'aurai tout donné pour revenir en arrière et prendre la parole un peu plus tôt, histoire d'éviter ce sujet gênant.

Je songeais à mentir, mais me ravisais. Après tout, nous vivions sur une île peuplée de créatures surnaturelles ayant pour la plupart un pouvoir unique. Plusieurs personnes connaissaient déjà mon pouvoir, étant dans ma classe, alors pourquoi mentir à un de plus ?

Je prenais une inspiration avant de répondre.

- Et bien, il s'agit de ma ... particularité. Ou spécialité, comme vous préférez.

Maintenant que c'était dit, je ne comptais pas pour autant m'attarder sur un tel sujet. Je tentais alors une autre approche.

- En tout cas, merci pour vos réflexes, vous m'avez privé d'une magnifique occasion de me casser une jambe. soufflais-je avec un sourire.

Je voulais paraître sereine et joviale, mais je sais de source sûre que la comédie n'est pas mon truc. Je priais tout de même pour qu'il ne revienne pas sur le sujet précédent. Je ne pourrais esquiver une demande d'éclaircissement. Je venais tout de même d'avoir accès au contenu tout entier de son intimité.

- Est-ce que mon sauveur a un nom ?

J'avais prononcé cette phrase avec un petit rire léger, à peine simulé.


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Dernière édition par Keira Arcamenel le Mar 17 Sep - 14:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " Je cours, tout seul, je cours et j'me sens toujours tout seul... " [Elendil] Lun 16 Sep - 21:34


Keira & Elendil


Après lui avoir demandé de manière directe si elle n’avait rien ressenti de bizarre, je regrettais quelque part d’avoir été si spontané à ce sujet  à cause de la surprise que ça avait causé. Néanmoins j’étais très curieux de connaître l’origine de ce phénomène et je me posais déjà tout un tas de questions à ce propos. Je regardais la jeune femme prendre une inspiration et me dire :

- Et bien, il s'agit de ma ... particularité. Ou spécialité, comme vous préférez.

Particularité ? Spécialité ? Un don en somme, comme de nombreuses créatures peuplant ce monde en possèdent. Quelque part je n’étais pas surpris, lors de mes aventures j’avais eu l’occasion de rencontrer de nombreuses  personnes aux pouvoirs extraordinaires, mais le sien me semblait être très particulier et ça attisait d’autant plus ma curiosité, ma soif de connaissances à propos de tout ce qui est magique en ce monde.

Ayant senti ma vie, mes souvenirs, tout de mon être se faire comme « aspirer » lors de son contact, je me disais que son pouvoir devait être très handicapant au quotidien et donc quelque chose de pas facile à vivre pour elle. Nous autres elfes, avons un très bon sens de la déduction et notre naturelle intelligence nous permet de deviner aisément ces choses là, je devais donc faire attention à ne pas marcher sur des ronces en lui parlant de ça.

- En tout cas, merci pour vos réflexes, vous m'avez privé d'une magnifique occasion de me casser une jambe. soufflais-je avec un sourire.

Après m’avoir dit ça, la frustration qu’on pouvait lire sur son visage laissait place à un air jovial et serein, ce qui m’apaisait moi aussi finalement car à travers ce sourire, que par ailleurs je trouvais très charmant, je voyais bien là que cette jeune femme n’allait pas être un danger pour moi, du moins je l’espérais.

Par ailleurs elle semblait avoir de l’humour et j’aimais ça, ça me donnait envie de jouer à mon tour sur l’humour, de manière à vraiment détendre l’atmosphère mais aussi quelque part à essayer d’en savoir plus sur son pouvoir sans pour autant paraître intrusif.

- Est-ce que mon sauveur a un nom ?

En disant cela avec un léger sourire elle me prouvait définitivement que c’est une jeune femme rigolote, ce que je me demandais néanmoins c’est ce à quoi elle pouvait bien penser à cet instant précis.

Vous savez … si je n’avais pas pu vous rattraper et que vous vous étiez cassé une jambe, je n’ose pas imaginer l’état dans lequel je serais en vous ayant ramassé par terre. Disais-je en rigolant de manière brève

Ma réponse induisait deux questions auxquelles je l’espère, elle allait répondre. La première est que je voulais lui répondre avec humour, tout comme elle, afin de lui montrer que je n’étais pas un danger pour elle. Quant à la deuxième, je voulais savoir si comme j’avais pu le constater sans en être sûr, l’absorption de la force vitale de l’autre renforçait la sienne. Si c’était le cas, le pouvoir qu’elle semble posséder ne serait donc pas seulement à la fois dangereux et handicapant, mais aussi plus puissant que je l’imaginais.

Mon prénom est Elendil, vous ne l’aviez pas deviné ? disais-je en souriant


J’ajoutais immédiatement :

- Puis-je à mon tour savoir comment s’appelle la demoiselle que j’ai eu le plaisir de sauver ?

Je me demandais si elle avait pu lire en moi en plus d’absorber mon énergie et si oui ce qu’elle avait bien pu obtenir comme informations à mon sujet, je voulais en savoir plus et j’étais aussi curieux de faire plus ample connaissance avec cette jeune femme.
 




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MessageSujet: Re: " Je cours, tout seul, je cours et j'me sens toujours tout seul... " [Elendil] Mar 17 Sep - 14:00


Keira & Elendil



- Vous savez … si je n’avais pas pu vous rattraper et que vous vous étiez cassé une jambe, je n’ose pas imaginer l’état dans lequel je serais en vous ayant ramassé par terre.

Il rigola de manière brève. Moi, je n'avais pas vraiment envie de rire. Visiblement, il avait délaissé le direct pour une méthode plus douce. Sauf que je n'étais pas dupe, et que je comprenais parfaitement ce qu'il essayait de faire. Soit il me prenait pour une idiote, soit il était vraiment prêt à tout tenter pour en apprendre plus. Je ne saisissais pas bien pourquoi, d'ailleurs.

- Fort heureusement pour vous comme pour moi, il n'en a pas été ainsi.

Je préférais ignorer sa question et faire comme si je n'avais pas saisi l'allusion. Même si le contact n'avait duré qu'une dizaine de secondes, il semblait déjà avoir compris l'étendu de mon pouvoir. Il n'y avait plus de doute, il s'agissait bien d'un elfe. Décidément, la malchance me poursuivra partout. Me voilà coincer avec des oreilles pointues, qui ne se mêlent pas de leurs affaires et qui, en plus, ont un incroyable sens de déduction.

Je lui demandais donc son nom, histoire de laisser de côté le sujet de mes pouvoirs. Je ne voulais pas spécialement en parler, ni qu'il soit spécialement au courant. En vérité, je préférais oublier ce pouvoir au quotidien, et parfois, cela marche. Mais aujourd'hui, quelqu'un de visiblement trop curieux cherchait à me confronter au problème. Peut-être n'était-ce pas si mal, je savais que mes parents adoptifs essayaient, sans succès, de me réconcilier avec ma nature, pour que j'en tire profit plutôt que d'en n’entrapercevoir uniquement l'aspect négatif.

Mon prénom est Elendil, vous ne l’aviez pas deviné ?

Je restais bouche bée. Cet Elendil avait déjà cerné mon pouvoir, il avait déjà compris que j'avais eu accès à son intimité. D'ordinaire, même si les gens ressentent mon pouvoir physiquement, ils n'y comprennent pas grand chose. En fait, ils restent focaliser sur l'absorption vitale, qui est bien plus décelable, au détriment du reste. Mais cet elfe n'était pas passé à côté. Quelle chance.

Au moins, cela m'épargnera un banal échange d'information, sachant que je sais déjà beaucoup de choses sur lui. Je n'avais pas cherché à retenir ce que j'avais appris de lui, car bien évidemment je n'avais pas utilisé mon pouvoir volontairement sur lui, et d'autre part parce que je n'étais absolument pas du genre curieuse.

Néanmoins, je décidais de réfléchir rapidement, je devais fouiller dans ma mémoire et retrouver son histoire. Je me devais de comprendre ce qui l'intéressait tant dans mon pouvoir. Ma méfiance naturelle avait reprit le dessus, et ce malgré les tentatives d'Elendil pour attirer ma sympathie.

- Puis-je à mon tour savoir comment s’appelle la demoiselle que j’ai eu le plaisir de sauver ? 

Il avait enchaîné directement, m'arrachant à mes pensées. Elendil semblait savoir qu'il risquait de se montrer intrusif et me déplaire. Il cernait également ma personnalité, maintenant. Bizarrement, j'eu cette impression que nous échangions les rôles, que c'était lui, qui lisait en moi, et non l'inverse.

Je décidais de renverser la vapeur et me rappela soudain ce que j'avais appris sur lui. Je voyais cette fierté envers son espèce -ce que je ne pouvais absolument pas comprendre-, tout ce chemin parcouru pour retrouver Dummy, sa meilleure amie, cette soif de connaissance et cette curiosité pour tout ce qui relève du domaine de la magie. Ok, ça suffira pour l'instant. Visiblement, Elendil avait pas mal voyagé et rencontré pas mal de personnages plutôt extraordinaires. Je décidais à mon tour d'arrêter les préliminaires et utilisait la manière directe.

- Je m'appelle Keira. Et maintenant que nous nous connaissons officiellement, évitons les allusions et les préliminaires, allons droit au but. Si vous comptiez faire un remake de vos aventures précédentes, en m'analysant et en cherchant à décrypter mon pouvoir, sachez que je ne suis pas la bonne personne.

J'avais dit cette phrase d'une traite, et je pris une pause pour respirer. A vrai dire, je m'étonnais presque moi-même.

- Donc je vous prie de m'excuser, mais il me semble que vous aviez compris que vous m’offensiez. Tout ceci n'était qu'un accident, et je préférerais de loin que nous oublions tout ce qui vient de se passer.

Je me mordais la lèvre. Cet elfe n'avait pas l'air méchant, diabolique, fourbe ou dangereux pour moi. J'avais lu en lui, et je voyais bien qu'il n'y avait rien de foncièrement mauvais en lui. En revanche, je n'étais pas habituée à ce que l'on s'intéresse à moi. Du moins, aussi personnellement. Cela me mettait mal à l'aise. Pour rester cohérente, et profondément gênée, je tournais les talons et m'éloignais de quelques mètres, en direction de la sortie du stade.



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MessageSujet: Re: " Je cours, tout seul, je cours et j'me sens toujours tout seul... " [Elendil] Dim 22 Sep - 17:57


Keira & Elendil


- Fort heureusement pour vous comme pour moi, il n'en a pas été ainsi.

Sa réponse sonnait comme celui d’un objet qu’on aurait jeté tout au fond d’un puis. Elle n’était pas dupe et elle semblait avoir bien compris que j’ai compris ce qui m’était arrivé, quant à moi je venais de comprendre qu’elle ne voulait pas s’attarder sur le sujet. C’était frustrant car mes tentatives de lui soutirer quelques informations sur son pouvoir semblaient vaines … L’intelligence et le sens de la déduction elfique ne m’étaient donc d’aucun secours à ce sujet au final. Elle m’avait demandé mon nom, par simple courtoisie ou parce qu’elle me trouvait sympa ? Je l’ignorais, mais j’appréciais sa démarche, je lui répondais donc en souriant tout en tentant une dernière tentative insidieuse d’en savoir plus sur elle et son mystérieux pouvoir.

- Je m'appelle Keira. Et maintenant que nous nous connaissons officiellement, évitons les allusions et les préliminaires, allons droit au but. Si vous comptiez faire un remake de vos aventures précédentes, en m'analysant et en cherchant à décrypter mon pouvoir, sachez que je ne suis pas la bonne personne.

Cette réponse ne m’avait guère surprise sur un point, il ne fallait pas être télépathe pour comprendre assez rapidement que ce genre de pouvoir devait créer en elle une incroyable frustration, certainement dû au handicap que ce pouvoir crée au quotidien pour elle. Elle était directe dans sa manière de parler, ce qui à mon sens signifiait deux choses, la première, c’est qu’elle trouvait mes tentatives d’en savoir plus gênantes, la deuxième, c’est que j’avais à présent le sentiment d’avoir grillé toutes mes chances d’en savoir un peu plus sur son pouvoir. Elle m’avait dit ça d’une traite sans même respirer, ça montrait bien à quel point j’avais manqué de tact dans mes propos, pourtant j’avais tout fait pour tenter de m’informer à l’aide de la manière « douce ».

Mon sourire s’effaçait, je la regardais à présent sans expression particulière sur mon visage car je regrettais un peu que la discussion ait pris cette tournure. Je regrettais aussi d’avoir mis cette jeune femme mal à l’aise, en général on dit de moi que je suis quelqu’un dont la présence est plutôt rassurante, que je dégage une aura de bienveillance comme dirait ma mère. J’étais tenté de dire quelque chose mais sur l’instant je réfléchissais à ce que je pourrais bien dire pour ne pas envenimer la situation mais au contraire la rendre plus sereine à défaut de voir qu’elle serait vite abrégée.

Ce qui me surprenait néanmoins dans sa phrase, c’est le fait qu’elle m’ait parlé de « remake de mes aventures précédentes » , même un idiot aurait compris que son pouvoir ne se limite donc pas à une simple absorption vitale mais est bel et bien beaucoup plus étendu que ça ! J’étais fasciné intérieurement de voir que cette jeune femme en un simple contact d’une dizaine de secondes avait pu connaître tout ou partie de mon passé, c’était à la fois excitant à savoir et très effrayant.

- Donc je vous prie de m'excuser, mais il me semble que vous aviez compris que vous m’offensiez. Tout ceci n'était qu'un accident, et je préférerais de loin que nous oublions tout ce qui vient de se passer.

Après m’avoir dit ça je la voyais se mordre la lèvre, signe évident d’un certain stress. Elle tournait ensuite les talons et s’éloignait de quelques mètres vers la sortie du stade. Zut ! Il était entrain de se passer exactement ce que je ne voulais pas qui arrive, je réalisais que j’avais tout foiré à cause de ma foutue curiosité et je m’en voulais. Néanmoins je n’étais pas le genre d’elfe à abandonner et je me mettais à présent à l’esprit de la convaincre que j’étais quelqu’un de confiance à qui elle pouvait confier son mal être. Je pense qu’elle avait bien lu en moi que je ne représentais pas un danger pour elle, et que j’étais quelqu’un d’intègre. Il me fallait la retenir mais l’interpeller ne la ferait pas revenir, je me disais donc que je pourrais la rattraper par le bras et m’excuser mais  la simple idée de devoir la toucher de nouveau me glaçait le sang.

Au moment où je m’étais fais cette réflexion, je m’étais néanmoins dis que la toucher de nouveau serait une belle preuve que je refusais d’abandonner si vite notre rencontre mais en même temps il était apparu évident que faire quelque chose d’aussi « idiot » pouvait aussi l’effrayer d’autant plus.

Pendant qu’elle s’éloignait de quelques mètres, je réfléchissais à la réaction que je pourrais bien avoir, et ma réflexion était plus longue que prévu, non pas que mon intelligence d’elfe me faisait défaut à cet instant précis mais simplement que j’avais une belle vue sur son short blanc et son joli petit cul. Elle était très sexy en plus d’être belle mais je reprenais rapidement mes esprits pour agir car ce n’était pas le sujet du jour.

J’étais à présent entrain de me baisser pour toucher le sol de ma main et ma concentration était intense mais très brève afin d’invoquer un djinn de la Terre. A peine quelques instants plus tard, une toute petite parcelle du terrain qui se trouvait devant  Keira se fissurait, un bourgeon s’était formé et quelques secondes plus tard le djinn était entrain de s’extirper du sol. J’aimais beaucoup ce Djinn, il était naturellement mignon, aimable comme tout, et son pouvoir était de faire pousser toute forme de verdure du sol. Ce dernier se trouvait à présent devant la jeune femme, le lien télépathique qui me liait à mon djinn me permettait  de lui donner un ordre au moment de l’invocation, qu’il s’empressait d’exécuter. Ainsi, au moment où il prenait totalement forme, une belle rose s’était crée dans sa petite main d’argile, main qu’il tendait à la jeune femme en souriant.

– Je vous prie de me pardonner … J’aurais dû contenir ma curiosité, ce n’était vraiment pas courtois de ma part … disais-je d’une voix calme en me rapprochant d’elle alors qu’elle me tournait toujours le dos.

 




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MessageSujet: Re: " Je cours, tout seul, je cours et j'me sens toujours tout seul... " [Elendil] Lun 30 Sep - 0:11


Keira & Elendil




J'avais été cinglante et avais tourné les talons pour m'élancer à la sortie du stade. J'avais remarqué, lorsque j'avais pris la parole, que le sourire du jeune Elfe s'était brusquement effacé. Il est vrai que passer d'une discussion aussi courtoise, basée sur la politesse et les allusions, à une discussion aussi franche et directe, sans pratiquement aucune transition, était effectivement quelque peu perturbant. Je commençais à regretter ma réaction, car même si je refusais catégoriquement de satisfaire la curiosité d'Elendil, j'avais eu accès à son intimité et avait compris que je pouvais néanmoins avoir confiance en lui.  Le planter ici n'était vraiment pas très agréable pour moi, mais j'étais trop bouleversée par ses tentatives d'extraction d'informations pour rester avec lui.

Alors que je m'éloignais, gênée et avec quelques regrets, sans me retourner, je vis le sol se fissurer sous mes yeux. Naturellement, j'étais terrorisée. Qu'est-ce qu'il se passait ? Je me retournais vers Elendil, afin de voir s'il apercevait la même chose que moi. Je le vis alors assis sur le sol, la main sur le sol du stade, semblant concentré. Je compris alors qu'il était à l'origine de cet événement, et qu'il utilisait son pouvoir. Il était bel et bien entrain d'invoquer un djinn, et visiblement, un djinn de la Terre. Mais pourquoi faire ? Je ne comprenais pas grand chose, et vis alors un bourgeon se former sur le sol, alors qu'une petite et adorable créature en sorti. Cette dernière tenait alors dans sa main une superbe rose rouge, que je ne pu qu'accepter de prendre en rougissant.

Je vous prie de me pardonner … J’aurais dû contenir ma curiosité, ce n’était vraiment pas courtois de ma part …

J'entendais la voix d'Elendil qui s'était rapproché et se tenait désormais derrière moi. N'importe quelle femme aurait trouvé ce geste terriblement attendrissant, voire romantique. Seulement voilà, je n'étais pas comme les autres femmes, et ceci était loin d'être un compliment. Ce genre de démarche me gênait plus qu'autre chose, dans la mesure où je préférais être seule. Je me faisais généralement la plus discrète possible, préférant me fondre dans la masse, afin que l'on m'ignore superbement autant que j'ignorais autrui. Je ne m'épanouissais que lorsque je me tenais à l'écart et loin de toute attention. Mais aujourd'hui, ce jeune et séduisant elfe avait décidé de s'intéresser à moi, pour mon plus grand malheur.

J'étais terriblement gênée et n'osait pas encore me retourner, fixant tout de même la petite créature qui se trouvait en face de moi avec un sourire. Quelle était mignonne...

- Je vous pardonne, et apprécie grandement ce geste.

Je portais la rose rouge à mes narines, et en inspirait le parfum. Il était enivrant et vraiment délicieux. Je prenais une pause, me retournait, plongeant mes yeux noisettes dans ceux d'Elendil, et reprit la parole d'une voix suave.

- En revanche, je ne suis pas vraiment habituée à être le centre de l'attention de qui que ce soit. Je suis quelque peu perturbée, mais passons. Vous vouliez vraiment connaître la portée de mon pouvoir ?

Je me baissais alors, déterminée à lui donner ce qu'il cherchait. Il avait bien trop travaillé à cela, et même s'il était sûrement très agréable de compagnie, j'espérais qu'après cela, il me laisserait tranquille. Je n'étais à l'aise que lorsque j'étais seule. Je trouvais ce que je cherchais, une petite sauterelle. Un être vivant. Je l'attrapais dans ma main soigneusement, et la présenta aux yeux d'Elendil.

- Regardez bien.

Au creux de ma paume, l'insecte commença a se ratatiner, perdant peu à peu le peu d'énergie vitale qu'il possédait. Cela ne dura que quatre à cinq secondes, en raison du petit gabarie de l'animal. Je ne ressentis pratiquement pas l'absorption, bien évidemment, la quantité d'énergie étant bien trop faible. Néanmoins, la sauterelle resta au creux de ma main, totalement inerte.

- La mort. Voilà ce qui arriverait si je m'autorisais à toucher qui que ce soit. Et voilà pourquoi je m'obstine à rester seule. Vous concevez une vie dans laquelle vous ne pourriez avoir de contact physique avec ceux que vous aimez ?


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